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Ce que touche un praticien hospitalier, échelon par échelon (2026)

Le praticien hospitalier relève du statut d'agent public et sa rémunération suit une grille nationale pilotée par le Centre National de Gestion. Sont retirées ci-dessous les cotisations salariales, environ 22% du brut entre retraite CNAV et Agirc-Arrco, CSG et CRDS, assurance maladie et prévoyance, puis l'impôt sur le revenu prélevé à la source.

Échelon / Poste Salaire Brut Net Mensuel Taux Effectif
Interne, fin d'internat €35,000 €2,057/mo 29.5%
PH temps plein, échelon 1 €52,000 €2,780/mo 35.9%
PH temps plein, échelon 6 (~8 ans) €68,000 €3,460/mo 38.9%
PH temps plein, échelon 13 (sommet grille) €98,000 €4,694/mo 42.5%
Chef de service / PH classe exceptionnelle €125,000 €5,619/mo 46.1%

Les indemnités de garde et d'astreinte restent en dehors de ces chiffres alors qu'elles ajoutent de €300 à €900 par mois selon la spécialité et le rythme de gardes. Le poste de chef de service intègre l'indemnité de fonction. Source : grille des praticiens hospitaliers, Ministère de la Santé et Centre National de Gestion, 2026.

Hôpital public ou libéral secteur 2 : combien sépare les deux

Rares sont les médecins qui traversent une carrière hospitalière sans y penser : rester dans la fonction publique hospitalière ou ouvrir un cabinet. Financièrement la réponse demande des nuances, mais la différence existe bel et bien.

Au sommet de la grille, à l'échelon 13 et après une vingtaine d'années d'ancienneté, un praticien hospitalier perçoit €98,000 brut par an, environ €4,694 net par mois. Le même spécialiste installé en libéral en secteur 2, avec honoraires libres et dépassements, dans une grande ville, déclare fréquemment entre €150,000 et €250,000 de revenu professionnel annuel selon la spécialité et la patientèle. Ce montant n'est pas un net salarial au sens où cet outil le calcule.

  • Un PH est salarié : les cotisations sociales (~22% modélisées ici) couvrent la retraite, la santé, le chômage et la CSG/CRDS, prélevées automatiquement.
  • Un médecin libéral est un professionnel indépendant : il cotise à la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France) et à l'URSSAF sur son bénéfice, paie ses propres charges de cabinet (loyer, secrétariat, matériel), et ne bénéficie ni de congés payés ni d'assurance chômage.
  • Les dépassements d'honoraires en secteur 2 ne sont pas plafonnés par la Sécurité Sociale (contrairement au secteur 1), ce qui explique une grande partie de l'écart de revenu brut - mais ce revenu est aussi plus volatil et dépend directement de l'activité.

Sur les 22% de cotisations salariales retenues pour un praticien hospitalier, la CSG et la CRDS pèsent à elles seules près de 9.7 points : 9.2% de CSG, dont 6.8% déductibles du revenu imposable et 2.4% non déductibles, auxquels s'ajoutent 0.5% de CRDS, le tout assis sur 98.25% du brut. Après les cotisations retraite, c'est la ligne la plus lourde du bulletin, et elle explique l'écart entre le brut affiché sur la grille et ce qui arrive réellement sur le compte.

Répartition des rémunérations chez les médecins hospitaliers

PercentileBrut AnnuelNet Mensuel
P25 (Interne / PH échelon 1)~€35,000-€52,000~€2,057-€2,780/mo
P50 Médian (PH échelon 6, confirmé)~€68,000~€3,460/mo
P75 (PH échelon 13, sommet grille)~€98,000~€4,694/mo
P90 (Chef de service + libéral secteur 2)~€125,000+~€5,619+/mo

Les revenus du secteur 2 libéral ne se comparent pas ligne à ligne, puisqu'ils relèvent du régime CARMF et URSSAF des non-salariés, et ils dépassent largement le P90 dans certaines spécialités. Source : CNG et Conseil National de l'Ordre des Médecins, 2026.

Questions fréquentes

En début de carrière, un PH à l'échelon 1 sur €52,000 brut perçoit environ €2,780/mois net. Après huit ans environ, à l'échelon 6 sur €68,000, le net tourne autour de €3,460/mois. Tout en haut de la grille, à l'échelon 13 sur €98,000, il atteint environ €4,694/mois, et un chef de service en classe exceptionnelle sur €125,000 se situe vers €5,619/mois.

Le PH relève de la fonction publique hospitalière : grille nationale, cotisations sociales retenues à la source, environ 22% dans le modèle retenu ici. Le libéral en secteur 2 facture ses propres honoraires, dépassements compris le plus souvent, cotise à la CARMF et à l'URSSAF sur son bénéfice et supporte les charges de son cabinet. En moyenne le revenu libéral dépasse celui du salarié, avec une variabilité bien supérieure et un régime de cotisations qui n'a rien de comparable.

Assises sur 98.25% du brut, la CSG à 9.2% et la CRDS à 0.5% s'appliquent à tous. La CSG se scinde en deux : 6.8 points déductibles du revenu imposable et 2.4 points qui ne le sont pas. Prises ensemble, ces deux contributions constituent la ligne la plus lourde du modèle à environ 22% appliqué aux praticiens hospitaliers salariés.

Neuf à onze ans d'études après le bac, et une rémunération d'interne qui reste modeste face aux responsabilités exercées : le parcours coûte cher en temps. La bascule financière intervient au statut de PH confirmé, à partir de l'échelon 6, avec une progression que la grille garantit jusqu'à la retraite. Le plafond le plus élevé demeure malgré tout du côté du secteur 2, pour les spécialités à forte patientèle, moyennant une charge administrative et un risque de revenu nettement supérieurs.